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| Millésime 2003 : Cycle végétatif
- Vendange - Vinification |
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Après un hiver
froid et neigeux, le soleil a commencé son apparition
début mars et ne nous a plus quitté !
Les mois de février et mars furent très
secs et très nettement déficitaires en précipitations
(-40 à -50% par rapport à la normale).
Il y eut quelques gelées de printemps, début
avril, mais la Côte de Nuits en a peu souffert par
rapport aux vignobles situés plus au sud de la
Bourgogne.
Les semaines se sont ensuite succédées aux
semaines dans un climat qui n'avait jamais été
noté en Bourgogne, du soleil chaque jour, pas de
pluie, très peu d'orages, et surtout des températures
très élevées aussi bien au printemps
qu'en été. De mémoire de vigneron,
il fallait remonter à la fin du 19ème siècle
pour trouver de telles températures !! En effet,
même les records de 1947 et de 1976 ont été
battus !!
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De ce fait, la croissance
de la vigne fut extrêmement rapide à partir de fin avril,
et, à la floraison, vers le 25 mai, on prévoyait déjà
des vendanges très précoces, début septembre, ainsi qu'une
production inférieure à la moyenne.
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Les mois de juin,
juillet et août ont été très chauds, avec des températures
avoisinant 40°C, sans que la nuit n'apporte sa fraîcheur,
et surtout sans aucune pluie. Début juillet, nous commencions
à avoir quelques raisins grillés par le soleil, alors
que la véraison avait déjà débuté.
A partir du 15 Août,
tout alla très vite. En effet, la maturité
des raisins s'était accélérée,
et le ban des vendanges fut publié pour le mardi
19 Août !!!
Le samedi 23 Août, nous commencions à vendanger,
après avoir retrouvé tous nos vendangeurs
habituels. Les températures étaient encore
très élevées et nous ne vendangions
que le matin de 6h30 à 13h00 environ afin de ne
pas rentrer des raisins trop chauds. Le système
d'air conditionné de la cuverie fonctionnait à
son maximum et les cuves étaient également
refroidies individuellement.
Les premières analyses faites sur les raisins révélaient
une acidité basse avec une maturité irrégulière
selon les parcelles. En effet, la trop grande chaleur
et le stress hydrique avait parfois bloqué la maturité
des raisins, mais les degrés potentiels restaient
prometteurs.
Un tri important à la récolte fut indispensable
pour éliminer les raisins secs ou grillés.
De ce fait, la production de 2003 s'avérait de
30 à 40% inférieure à une année
normale, avec des rendements en jus encore plus faibles,
40 à 50% en moins.
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De plus, il a fallu
prêter une grande attention aux développements microbiens
favorisés par le manque d'acidité, surveiller attentivement
les départs en fermentation et maîtriser la température
des cuves, tout en limitant la trituration du raisin pour
prévenir l'oxydation.
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La
vinification fut assez courte, d'une dizaine de jours,
et les vins étant maintenant tous en fûts, nous sommes
agréablement surpris de la qualité de ce millésime, si
particulier. Les quantités sont minuscules, les plus faibles
jamais enregistrées, mais la qualité est bien présente.
Nous avons pu noter une belle extraction de couleur et
une bonne concentration due aux peaux épaisses et au très
faible rendement en jus.
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Un millésime
très particulier dont se souviendront les futures
générations de Bourguignons !!!
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A l'automne 2004, le millésime 2003,
après un soutirage début septembre, se présentait très
favorablement, et surtout très différemment de ce que
l'on avait prévu l'année précédente. Bien
qu'ayant une acidité basse, tous les vins gardaient une
fraîcheur insoupçonnée et une grande finesse ! On pouvait
également noter une très belle concentration de petits
fruits rouges, à dominante cerise griotte, aucune surmaturité,
et, assez surprenant, la marque du terroir propre à chaque
appellation était très présente avec une belle
minéralité.
Un millésime étonnant… A suivre de
près !
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